Fires in temperate peatlands (southern Quebec): past and recent trends

    loading  Checking for direct PDF access through Ovid

Abstract

In this study, we reconstructed the long-term fire history of a set of ombrotrophic peatlands (bogs) located in a temperate region of southern Quebec (Bas-Saint-Laurent). Past and recent fire-free intervals (time interval between two consecutive fires) were compared using macrofossil analyses. During most of the Holocene epoch, fires were relatively rare events in bogs of the Bas-Saint-Laurent region. The fire-free intervals were approximately ten times longer (all sites considered) before the beginning of agricultural activities in the region (1800 AD) than after. This strongly suggests an anthropogenic influence on the fire regime prevailing in the bogs over the last 200 years. However, the shortening of the fire-free intervals was mainly the result of the ignition of one or two fires in almost every site during a relatively short period (200 years), rather than a higher fire frequency in each of the bogs. In some cases, fires had an influence on the vegetation structure of bogs, but it is more likely that a combination of several disturbances (fire, drainage, and drier than average summers) favoured the establishment of dense stands of pine and spruce, a forest expansion phenomenon that is now widespread in temperate bogs.

Nous avons reconstitué l'histoire des feux qui ont brûlé un ensemble de tourbières ombrotrophes d'une région tempérée du sud du Québec (Bas-Saint-Laurent). Les intervalles de temps écoulés entre deux feux consécutifs ont été comparés (périodes précédant ou suivant les débuts de l'agriculture dans la région) à l'aide de l'analyse macrofossile. Pendant la majeure partie de l'époque Holocène, les feux ont été relativement rares dans les tourbières du Bas-Saint-Laurent. Si on considère toutes les tourbières comme formant un seul et même ensemble, on constate que l'intervalle de temps écoulé entre deux feux consécutifs a été environ dix fois plus long avant le début des activités agricoles dans la région (vers 1800 AD) qu'après. Cela indique qu'il y a eu une influence anthropique sur le régime de feux des tourbières au cours des 200 dernières années. Toutefois, le raccourcissement de l'intervalle de temps écoulé entre deux feux consécutifs est davantage le résultat de l'allumage d'un ou deux feux dans presque tous les sites pendant une période de temps relativement courte (200 ans) que d'une fréquence de feux beaucoup plus élevée dans chaque tourbière. Les feux ont parfois une influence sur la structure de végétation des tourbières. Cela dit, il est plus probable que ce soit une combinaison de plusieurs perturbations (feu, drainage, sécheresse) qui ait favorisé l'établissement de boisés de pin et d'épinette dans les tourbières, un phénomène maintenant très répandu dans les sites tourbeux des régions tempérées.

Related Topics

    loading  Loading Related Articles