Rotation of Mental Images and Asymmetries in Word Recognition in Disabled Readers*

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Abstract

Two experiments revealed marked dissimilarities in perceptual coding between impaired and fluent readers. In the first investigation, twenty-six right-handed boys with reading disability (CA = 9 to 11 years) and of average intelligence were compared to twenty-six good readers on a test of visual-spatial, short-term memory. The task required that relative spatial relations between target items be held invariant across 180 degree and 90 degree rotations of the visual field. Both groups performed equally well in their spatial recall on transformed visual fields. However, poor readers coded the test stimuli differently, in a non-analytic and synchronous fashion. In a follow-up experiment, a small group of disabled readers compared with good readers (CA = 10 years) showed a lower right- over left-field advantage when reporting single words presented tachistoscopically. Taken together, the results disconfirm the widely held ideas that poor readers are suffering from spatial disorientation, left-right confusion, mirror-image equivalence or lack of cerebral dominance. Rather, these findings suggest that the perceptual ‘anomalies’ often linked with reading disability may result from non-pathological variations in the structural operations used to encode visual information. Furthermore, the results suggest tentatively that this difference in the organization of encodings in visual memory may be related to asymmetries in brain functioning.

Deux expériences révèlent la présence de différences marquées dans l'encodage perceptif de lecteurs normaux et de dyslexiques. Dans la première, 26 enfants droitiers (des garçons de 9 à 11 ans) atteints de dyslexie, d'intelligence moyenne, sont comparés à 26 lecteurs normaux en une tâche de mémoire visuo-spatiale (à court terme). La tâche exige de maintenir constantes les relations spatiales entre des items cibles malgré les rotations de 90° et de 180° du champ visuel. Les deux groupes réussissent aussi bien l'un que l'autre en cette tâche, mais les mauvais lecteurs encodent différemment les stimuli, de façon non analytique et synchrone. Dans une expérience complémentaire, un petit groupe de dyslexiques, par rapport à des lecteurs normaux (de dix ans), montrent une préférence du champ droit inférieur sur le champ gauche supérieur quand ils ont à reconnaître des mots simples présentés au tachistoscope. Dans l'ensemble, ces résultats infirment les idées largement répandues voulant que les dyslexiques souffrent de désorientation spatiale, de confusion gauchedroite, d'équivalence image-miroir ou d'un défaut de dominance cérébrale. Les données suggèrent plutôt que les ‘anomalies’ perceptives souvent liées à la dyslexie peuvent être dues à des variations non pathologiques dans les opérations de structuration utilisées pour encoder l'information visuelle. De plus, les résultats suggèrent provisoirement que cette différence dans l'organisation des encodages, en mémoire visuelle, peut être liée à des asymétries du fonctionnement cérébral.

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