Asymmetry of Inference in the Dishabituation Paradigm*

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Abstract

The habituation paradigm is frequently used to assess cognitive development in infants. Habituation to a stimulus by repeated presentation, followed by dishabituation (increased attention to a novel stimulus) is taken to imply discriminability of the novel stimulus. However, infants do not always dishabituate, even when the old and new stimuli are known to be discriminable. It is postulated that failure of dishabituation could be due either to a lack of discriminability of the new stimulus, or to failure to relate it to the schema elaborated during habituation.

Support for this postulate was obtained in four experiments with infants ranging in age from 5½ to 29 months. The materials varied from geometric forms through auditory stimuli to conceptual categories (e.g., dogs vs. humans). In a number of cases dishabituation did not occur despite the known discriminability of familiar and novel stimuli.

The degree of attention directed towards the new stimulus might better be understood in terms of the degree of discrepancy between the unfamiliar stimulus and the schema for the familiar (the curvilinear discrepancy hypothesis) rather than the ease of discriminability between old and new stimuli.

Le paradigme de l'habituation est souvent employé pour évaluer le développement cognitif du nourrisson. L'habituation à un stimulus présenté de façon répétée, suivie d'une déshabituation (attention accrue à un stimulus nouveau), impliquerait la capacité de discriminer le stimulus nouveau. Toutefois, le nourrisson ne se déshabitue pas toujours, même quand les stimuli anciens et nouveaux sont connus comme discriminables. On postule que le défaut de déshabituation pourrait être dû soit à un manque de discriminabilité du nouveau stimulus, soit à une incapacité de la relier au schème élaboré pendant l'habituation. Quatre expériences faites sur les nourrissons âgés de 5½ à 29 mois appuient un tel postulat. Le matériel utilisé comprend des formes géométriques, des stimuli auditifs, et des catégories conceptuelles (v.g. chiens vs humains). Dans nombre de cas, on n'observe pas de déshabituation même si la discriminabilité des stimuli familiers et nouveaux ne fait pas de doute. Le degré d'attention porté sur le stimulus nouveau s'explique mieux si l'on fait appel au degré de désaccord entre le stimulus non familier et le schème élaboré pendant la familiarisation (hypothèse du désaccord curvilinéaire) plutôt qu'à la facilité de distinguer les stimuli anciens et nouveaux.

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