Petrology and textural classification of the Jericho kimberlite, northern Slave Province, Nunavut, Canada

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Abstract

The paper presents data on petrology, bulk rock and mineral compositions, and textural classification of the Middle Jurassic Jericho kimberlite (Slave craton, Canada). The kimberlite was emplaced as three steep-sided pipes in granite that was overlain by limestones and minor soft sediments. The pipes are infilled with hypabyssal and pyroclastic kimberlites and connected to a satellite pipe by a dyke. The Jericho kimberlite is classified as a Group Ia, lacking groundmass tetraferriphlogopite and containing monticellite pseudomorphs. The kimberlite formed during several consecutive emplacement events of compositionally different batches of kimberlite magma. Core-logging and thin-section observations identified at least two phases of hypabyssal kimberlites and three phases of pyroclastic kimberlites. Hypabyssal kimberlites intruded as a main dyke (HK1) and as late small-volume aphanitic and vesicular dykes. Massive pyroclastic kimberlite (MPK1) predominantly filled the northern and southern lobes of the pipe and formed from magma different from the HK1 magma. The MPK1 magma crystallized Ti-, Fe-, and Cr-rich phlogopite without rims of barian phlogopite, and clinopyroxene and spinel without atoll structures. MPK1 textures, superficially reminiscent of tuffisitic kimberlite, are caused by pervasive contamination by granite xenoliths. The next explosive events filled the central lobe with two varieties of pyroclastic kimberlite: (1) massive and (2) weakly bedded, normally graded pyroclastic kimberlite. The geology of the Jericho pipe differs from the geology of South African or the Prairie kimberlites, but may resemble Lac de Gras pipes, in which deeper erosion removed upper facies of resedimented kimberlites.

Cet article présente des données sur la pétrologie, la composition des minéraux et de la roche entière ainsi que la classification texturale de la kimberlite de Jericho, datant du Jurassique moyen (craton des Esclaves, Canada). La kimberlite a été mise en place sous forme de trois cheminées à parois abruptes dans un granite qui a été recouvert de calcaire et d'une petite quantité de sédiments mous. Les cheminées sont remplies de kimberlites hypabyssales et pyroclastiques et elles sont reliées à une cheminée satellite par un dyke. La kimberlite de Jericho, à affinités au Groupe Ia, n'a pas de matrice de tétraferriphlogopite mais elle contient des pseudomorphes de monticellite. La kimberlite s'être formée en plusieurs événements consécutifs de mise en place de mélanges de magma de kimberlite de différentes compositions. Une diagraphie des carottes et des observations en lames minces ont permis d'identifier au moins deux phases de kimberlites hypabyssales et trois phases de kimberlites pyroclastiques. Les kimberlites hypabyssales se sont introduites en tant que dyke principal (HK1) et en tant que petits dykes tardifs aphanitiques et vésiculaires. Une kimberlite pyroclastique massive (MPK1) a surtout rempli les lobes nord et sud de la cheminée et a formé un magma différent du magma HK1. Le magma MPK1 a cristallisé de la phologpite riche en Ti, Fe et Cr, sans bordure enrichie en baryum, du clinopyroxène et du spinelle sans structures d'atolls. Les textures MPK1, dont la surface fait penser à une kimberlite tuffisitique, sont causées par une contamination intense par des xénolites de granite. Les événements explosifs qui suivirent ont rempli le lobe central avec deux variétés de kimberlite pyroclastique, l'une massive et l'autre faiblement litée à stratification gradée normale. La géologie de la cheminée Jericho est différente de celle des kimberlites d'Afrique du Sud ou des Prairies mais elle ressemble à celle des cheminées du Lac de Gras où une érosion plus en profondeur a enlevé les faciès supérieurs de kimberlites resédimentées.

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