Reproductive performance of female Steller sea lions: an energetics-based reproductive strategy?

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Abstract

We examined the reproductive performance of female Steller sea lions (Eumetopias jubatus) in order to evaluate the hypothesis that low pup production was associated with nutritional stress and to assess whether reduced birth rates could have been a factor in a recent large-scale decline in numbers. Nearly all (97%) sexually mature females were pregnant during early gestation. However, by late gestation, pregnancy rates had declined to 67 and 55% in the 1970s and 1980s, respectively, owing to reproductive failures. We found that body condition, as depicted by mass index and blubber index, had a positive effect on the probability that a female would be pregnant during late gestation. Age, age2, and lactation were also associated with pregnancy status during late gestation. These findings support the hypotheses that reproductive failures were associated with lowered nutritional status and that the resulting low birth rates were a proximate factor in the decline. We speculate that abortion is a part of the reproductive strategy of the female Steller sea lion that enhances overall reproductive performance during times of suboptimal nutrition. A major shift in oceanic regime occurred in the Gulf of Alaska during the late 1970s that resulted in a reduction of about 50% in the overall biomass of fishes and a shift in species composition. Prey resources may not have been adequate to successfully support the Steller sea lions' “energetically expensive” reproductive/foraging strategy during the period of our study.

Nous avons étudié la reproduction chez des femelles de l'Otarie de Steller (Eumetopias jubatus) dans le but d'évaluer l'hypothèse selon laquelle une faible production de petits est associée à un stress alimentaire et dans le but aussi de déterminer si des taux de natalité réduits peuvent être en partie responsables de la diminution récente du nombre de ces otaries. Presque toutes les femelles parvenues à maturité sexuelle (97%) étaient enceintes au début de la saison de gestation de l'espèce. Cependant, en période de gestation plus avancée, les taux de grossesse ont baissé à 67% puis à 55% au cours des années 70 et 80 à cause de perturbations dans le cycle de la reproduction. Nous avons constaté que la condition physique, évaluée à partir du coefficient de masse et du coefficient de lard, a un effet positif sur la probabilité qu'une femelle soit encore enceinte à la fin de la période de gestation. L'âge, l'âge2 et l'allaitement sont également associés au statut reproducteur à la fin de la période de gestation. Ces résultats supportent l'hypothèse qui suppose que les perturbations de la reproduction sont associées à un statut alimentaire amoindri et que les taux de natalité réduits qui en résultent sont une cause immédiate des réductions de nombres enregistrées chez l'espèce. Nous croyons que l'avortement fait partie des stratégies reproductrices qu'utilisent les femelles de l'Otarie de Steller pour augmenter leur performance reproductrice globale lorsque les conditions alimentaires sont sub-optimales. Une perturbation importante du régime océanique dans le golfe d'Alaska à la fin des années 70 a entraîné une réduction d'environ 50% de la biomasse globale de poissons et un bouleversement de la composition en espèces. L'abondance des proies n'était peut-être pas suffisante pour permettre le succès de la stratégie reproductrice-alimentaire très coûteuse de l'Otarie de Steller au cours de la période de notre étude.

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