Spacing behavior and morphology predict promiscuous mating strategies in the rock-dwelling snow vole, Chionomys nivalis

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Abstract

Adaptive models predict that variation in the spacing of microtines during reproductive periods may reflect mating strategies linked to differences in habitat characteristics. Using spatial and morphological analyses, we aimed to assess the mating system adopted by a population of rock-dwelling snow voles, Chionomys nivalis (Martins, 1842), and its functional significance within high-mountain environments. Spacing data coincided with a pattern generally associated with promiscuous mating: males had largely overlapping home ranges, whereas female home ranges showed a very reduced or absent degree of overlap. In addition, ranges overlapped considerably between sexes. Males had significantly greater body mass than females, and the magnitude of this difference resembled more a promiscuous than a polygamous or monogamous species. Also, relative testis size of males was in the range reported for promiscuous voles. Our results fit the predictions made by food abundance and distribution optimality models, suggesting that mating strategies might be related to the habitat occupied by C. nivalis. In alpine rocky formations, vegetation is sparse and patchily distributed, and competing females could benefit from defending an exclusive territory. In turn, males might be unable to monopolize widely spaced females by defending exclusive territories, which may result in extensive overlap between their spatial ranges.

Les modèles d'adaptation prédisent que la variation de l'espacement des microtinés durant la période de reproduction peut être reliée à des stratégies de reproduction associées aux différences de caractéristiques des habitats. Des analyses spatiales et morphologiques nous ont servi à évaluer le système d'accouplement adopté par une population de campagnols des neiges, Chionomys nivalis (Martins, 1842), et à faire des hypothèses sur son importance fonctionnelle dans les milieux de haute altitude. Les données sur l'espacement correspondent à un pattern généralement associé à un accouplement de promiscuité: les aires vitales des mâles se recoupent considérablement, alors que celles des femelles ont peu ou pas de recoupement. De plus, les aires vitales des deux sexes se chevauchent beaucoup. Les mâles ont une masse corporelle significativement plus grande que celle des femelles et l'importance de cette différence correspond plus à ce que l'on retrouve chez une espèce qui pratique la promiscuité plutôt que la polygamie. De plus, la taille relative des testicules des mâles se situe dans l'étendue des mesures signalées chez les espèces qui pratiquent la promiscuité. Nos résultats concordent avec les prédictions des modèles d'optimalité de l'abondance et de la répartition de la nourriture, ce qui indique que les stratégies d'accouplement sont peut-être reliées à l'habitat occupé par C. nivalis. Comme la végétation dans les formations rocheuses alpines est éparse et répartie de façon contagieuse, les femelles tirent sans doute un bénéfice de la défense d'un territoire exclusif. D'autre part, si les mâles défendaient un territoire, ils n'arriveraient probablement pas à s'assurer l'exclusivité des femelles éparses, ce qui explique l'important chevauchement dans leurs aires vitales.[Traduit par la Rédaction]

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