Do parasites matter? Assessing the fitness consequences of haemogregarine infection in snakes

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Abstract

Although much research in evolutionary ecology is based upon the premise that high levels of parasitism impair the host's functioning, the assumed link between parasitism and fitness has been assessed for relatively few kinds of animals. At our study site in tropical Australia, keelback snakes (Tropidonophis mairii (Gray, 1841), Colubridae) are heavily infected with haemogregarine blood parasites: 90% of snakes that we tested carried the parasite, with the proportion of erythrocytes containing haemogregarines averaging 15% and ranging up to a remarkable 64%. Prevalence increased with snake body size, but intensity decreased with age. Unlike lizards studied previously, the snakes did not respond to haemogregarine infection by releasing immature erythrocytes into the circulation. In striking contrast to results from a recent study on a sympatric snake species, we did not find any empirical links between parasite numbers and several measures of host fitness (body condition, growth rate, feeding rate, antipredator behaviour, locomotor performance, reproductive status, reproductive output, and recapture rate). The association between this parasite and its host thus appears to be surprisingly benign, suggesting that host–parasite interactions sometimes may have only trivial consequences for host fitness in natural populations. Plausibly, host–parasite coevolution weakens or eliminates fitness costs of parasitism.

Bien que beaucoup de recherches en écologie évolutive soient basées sur la prémisse que de forts niveaux de parasitisme nuisent au fonctionnement de l'hôte, on a évalué le lien présumé entre le parasitisme et la fitness chez relativement peu de sortes d'animaux. À notre site d'étude en Australie tropicale, les couleuvres à carène dorsale (Tropidonophis mairii(Gray, 1841), Colubridae) sont fortement infectées d'hémogrégarines parasites du sang; 90 % des couleuvres examinées portent le parasite et, en moyenne, 15 % des érythrocytes contiennent des hémogrégarines; ce pourcentage peut atteindre 64 %, ce qui est exceptionnel. La prévalence du parasitisme augmente en fonction de la taille des couleuvres, mais l'intensité diminue avec l'âge. Contrairement aux lézards étudiés précédemment, les couleuvres ne réagissent pas à l'infection par les hémogrégarines en libérant dans leur circulation des érythrocytes immatures. En contraste frappant avec les résultats d'une étude récente sur une espèce sympatrique de couleuvre, il n'existe pas de lien empirique entre le nombre de parasites et les différentes mesures de la fitness de l'hôte (condition corporelle, taux de croissance, taux d'alimentation, comportement antiprédateur, performance locomotrice, statut reproductif, rendement reproductif et taux de recapture). De façon inattendue, l'association entre ce parasite et son hôte semble donc bénigne, ce qui laisse croire que les interactions hôte–parasite peuvent quelquefois n'avoir que des conséquences triviales sur la fitness de l'hôte dans les populations naturelles. Il apparaît plausible que la coévolution hôte–parasite diminue ou élimine les coûts en fitness du parasitisme.

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