Epidemiologic features of invasive group A Streptococcus infection in a rural hospital: 6-year retrospective report and literature review

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Abstract

Introduction:

High rates of invasive group A Streptococcus disease were suspected by clinicians in northwestern Ontario. Patients with sepsis were being encountered with bacteremia positive for group A Streptococcus. This study was designed to assess the incidence of invasive group A Streptococcus infection in the region and provide best-practice treatment information.

Methods:

We performed a retrospective chart review at the Sioux Lookout Meno Ya Win Health Centre (SLMHC) from 2009 to 2014 to examine rates of infection due to invasive group A Streptococcus and outcomes. All blood cultures from 2015 were also examined to calculate the relative rates of distinct pathogens responsible for cases of bacteremia. A literature review on this topic was performed, with attention to rural incidence where available and clinical practice guidelines.

Results:

Invasive group A Streptococcus disease was diagnosed in 65 patients during the study period. Most (37 [57%]) had bacteremia without a clinical focus. Type 2 diabetes mellitus was a comorbid condition in 27 (42%) and skin conditions in 30 (46%). The case fatality rate was 4.6%. In 2015, group A Streptococcus accounted for 8% of all positive blood cultures from in- and outpatients in the catchment area. The calculated annual incidence rate of invasive group A Streptococcus infection was 37.2 cases per 100 000 population.

Conclusion:

Rural physicians may encounter group A Streptococcus bacteremia in their practice. The death rate associated with these infections can be as high as 20%, and patients require urgent treatment, typically with intravenous penicillin and clindamycin therapy. The rate of invasive group A Streptococcus infection in the predominantly First Nations population served by the SLMHC exceeded the Canadian rate eightfold and is comparable to rates observed in low-income countries and among Indigenous populations in Australia. This disparity may result from inadequate housing, overcrowding or limited access to clean water.

Introduction:

Des cliniciens soupçonnaient des taux élevés d’infections invasives à streptocoque du groupe A dans le Nord-Ouest de l’Ontario. Les patients infectés présentaient une bactériémie positive pour les streptocoques du groupe A. Notre étude visait à évaluer l’incidence des infections invasives à streptocoque du groupe A dans la région et à offrir des renseignements sur les meilleures pratiques de traitement.

Méthodes:

Nous avons mené une étude rétrospective des dossiers de patients du Centre de santé Meno Ya Win de Sioux Lookout (SLMHC) entre 2009 et 2014 afin d’étudier les taux d’infections invasives à streptocoque du groupe A et les résultats. Nous avons également examiné toutes les hémocultures effectuées en 2015 afin de déterminer les taux relatifs de pathogènes distincts responsables des cas de bactériémie. Nous avons procédé à une analyse documentaire sur le sujet, en portant attention à l’incidence en milieu rural lorsque les données étaient disponibles ainsi qu’aux guides de pratique clinique.

Résultats:

Soixante-cinq patients ont reçu un diagnostic d’infection invasive à streptocoque du groupe A pendant la période à l’étude. La plupart d’entre eux (37 [57 %]) présentait une bactériémie sans manifestation clinique. Vingt-sept (42 %) patients présentaient également un diabète de type 2 et 30 (46 %) patients présentaient des affections cutanées. Le taux de mortalité clinique était de 4,6 %. En 2015, les infections à streptocoque du groupe A comptaient pour 8 % de la totalité des hémocultures positives provenant des patients hospitalisés et des patients externes dans la région à l’étude. On a calculé un taux d’incidence annuel d’infections invasives à streptocoque du groupe A de 37,2 cas par 100 000 personnes.

Conclusion:

Les médecins en milieu rural peuvent rencontrer des cas de bactériémie à streptocoque du groupe A dans le cadre de leur pratique. Le taux de mortalité associé à ces infections peut atteindre 20 %. Les patients ont besoin d’un traitement urgent, reposant généralement sur l’administration de pénicilline et de clindamycine par voie intraveineuse. Le taux d’infections invasives à streptocoque du groupe A dans la population majoritairement autochtone desservie par le SLMHC était 8 fois plus élevé que le taux observé dans la population canadienne et est comparable aux taux observés dans les pays à faible revenu et chez les populations aborigènes d’Australie. Cette disparité pourrait être attribuable au logement inadéquat, au surpeuplement ou à l’accès limité à de l’eau potable.

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