Chronométrage et perception temporelle

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Abstract

Cet article permet de dresser un portrait de certaines avenues contemporaines de recherches dans le domaine de la perception du temps. Après une brève description de différentes catégories d’expériences temporelles, l’article décrit la manière dont la recherche sur le temps psychologique s’inscrit dans une perspective psychophysique. Ensuite, un regard est posé sur ce qui fait varier la sensibilité au temps et la durée perçue. Quatre sources majeures susceptibles de faire varier cette sensibilité sont recensées : la modalité dans laquelle sont délimités les intervalles à estimer, la longueur des délimiteurs, le nombre de présentations des intervalles et le fait de compter explicitement ou non au moment d’estimer le temps. Lorsque l’accent est mis sur la durée perçue des intervalles, trois facteurs d’influence importants sont retenus : l’attention, l’espace entre les délimiteurs ainsi que l’émotion et son expression. L’article enchaîne avec une brève recension des bases biologiques du traitement de l’information temporelle et prend fin sur la description de perturbations du rapport au temps dans quelques pathologies (schizophrénie, maladie de Parkinson et dépression).

This article provides an overview of some contemporary research avenues in the field of timing and time perception. After a brief description of different categories of temporal experiences, the article describes how research on psychological time falls within a psychophysical perspective. Next, some factors changing sensitivity to time or perceived duration are reported. Four main sources affecting this sensitivity are identified : the modality in which the intervals to be estimated are marked, the length of the markers, the number of intervals presented, and whether people are counting explicitly or not when estimating time. When emphasis is placed on the perceived duration of intervals, 3 important factors of influence are retained : attention, the space between markers and emotion and its expression. The biological bases required for processing temporal information are then briefly reviewed, and the article ends with the description of perturbations of the relation to time in some pathologies (schizophrenia, Parkinson’s disease and depression).

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